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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 10:30

Nous voici donc tous revenus à Paris, après toutes les péripéties qu'on a Di vous raconter…

Ah, qu'il fait bon respirer le même air que Diderot, Voltaire et Coluche.

Paris, capitale gauloise où, au p'tit déj, le pain rassis sublime  Le Pen raciste et où l'on ne mange pas de petits pains au chocolat pendant le ramadan…

Bref, la gang band est en forme et, si j'en crois notre Courtecuisse, très en verve :

-        Dis, Djosette, connais-tu la différence entre toi et Paris ?

-        Ben shais pas trop, répond l'interpellée en remettant sa dent baladeuse

-        Hé, hé, rigole Courtecuisse, au moins, Paris sera toujours Paris !

Juste, qu'à rigoler comme un baleineau qui aurait tété un cachalot bourré, il a pas vu arriver le sac à main de l'offensée et il se l'est mangé en pleine tronche : interlude, plus d'image…

-        T'ferais mieux d'retourner dans le zoo qui te sert de maternité, accompagne la Djosette vacharde. Et d'ailleurs, y'a qu'vous aut' les Frincais pour enfermer des pauv' bêtes dans des prisons pour le bonheur des touristes; chez nous aut' les bestiaux sont en liberté !

-        Erreur, ma p'tit dame ! m'exclame-je, et je vais vous le prouver à tous aujourd'hui même : allez ! en voiture et direction le château de Thoiry-en-Yvelines.

C'est ainsi que nous nous sommes tous retrouvés dans cet immense parc animalier où ce sont les touristes qui sont prisonniers dans leur voiture et les bêtes plus ou moins sauvages qui se baladent à poil et en liberté en regardant passer les voitures comme les vaches regardent passer les trains.

Je pensais avoir eu une bonne idée, mais…

Quoique, à la réflexion, les guenons doivent être encore en train de rigoler, je vous raconte :

Après avoir subi les consignes de sécurité dictées par un gardien monocorde, monocouche et monocoque, nous avons commencé à rouler mais, illico, un rhino féroce vient tutoyer notre radiateur; Sa corne inspirant autant le respect que celles de Courtecuisse, nous, on bouge pas… On fait même semblant de regarder le ciel en sifflotant mais ce con de laTremblante ne trouve rien de mieux que de klaxonner !

Bon, heureusement que le mastodonte avait du bouffer son poids en bromure ; il nous a juste dégrippé les amortisseurs d'un aller retour cornu.

Sur la droite, on voit passer une girafe femelle qui se fait courser par trois girafes mâles menés par leur testostérone;

-        Vu le nombre de prétendants, ça doit être un bon cou…susurre Cunégonde un peu rêveuse;

-        Ils doivent la prendre au coup par cou, continue le Baron-qui-parle…

Puis un magnifique lion mâle à la crinière flamboyante est venu s'installer sur le capot de notre voiture ; certainement qu'il apprécie la chaleur du moteur mais le plus drôle est qu'à chaque fois que Cunégonde rit, il se retourne et la fixe tout dret dans les yeux avec une mimique bizarre : 

-        T'as le ticket suggère Courtecuisse, un peu jaloux et, la queue du roi dépassant du capot, il la lui tire d'un seul coup….

-        WWWWWoooooohhhhaaaaaaaaaoooouuuuuu, se plaint l'animal et comme une fenêtre est entrouverte on a une idée précise de son haleine : Fouille ouille ouille, normal qu'ils ne soient pas dérangés par les moustiques, les lions…

Puis nous nous enfonçons dans la jungle en plastique du parc.

A notre gauche, un boa naïf est en train d'avaler des couleuvres pendant qu'un python se chauffe à la fournaise du soleil…

Après, arrive une éléphante en colère contre son mâle : elle à dû s'asseoir dans une mare d'eau bien ocre; Chaude-Oreille, qui a de la culture, nous interprète ce qu'elle doit être en train de dire :

-        Mon mari est un salaud qui me trompe énormément !

-        T'as pas fini de barrir ainsi ! lui gueule l'accusé

-        N'empêche que barrir sera toujours barrir ! lui répond  l'éléphante jaune qu'au cul…

Sur un petit lac, des canards cancanent bruyamment et comme Chaude-Oreille connait aussi la langue des cygnes, il traduit :

-        Putain de canards de gauche, il faut vous enchaîner pour que sa tire avec humour ?

Les journalistes du "Canard enchaîné" en déduiront certainement une moralité…

Toute la visite aurait pu continuer normalement, dans la joie et la bonne humeur, mais voilà : le destin à réveillé ma libellule qui s'était assoupie : c'est précisément son chuintement rhino-laryngo-trompettiste qui à attiré un bœuf musqué qui croyait avoir reconnu les appels de détresse que son papa émettait lorsqu'il cauchemardait sur sa feuille d'impôts.

-        Quéqui veut çui-là ? maugrée-t-elle en descendant de voiture pour aller coller son front sur celui de l'auteur de l'affront

-        Wrooouuuuiiit, lui répond son partenaire de tête à tête

-        Ca va pas le pt'it monsieur ? y veut peut-être un pt'it coup de boule pour le remettre sur l'étroit chemin ?

-        Wrooouuuuiiit

Arrivé à ce moment du récit, je me vois obligé d'ouvrir une parenthèse pour vous décrire l'indescriptible.

Depuis le temps que vous et moi nous nous fréquentons, vous avez compris que madame Poissard, ma femme, est une forte femme et pas qu'avec son tour de poitrine. Elle n'accepte jamais qu'on lui impose quoi que ce soit et c'est d'ailleurs pour ça que c'est moi qui m'occupe des déclarations d'impôts, à la maison.

Bref, la voilà bugne à bugne avec son bœuf musqué de quatre cents kilos qui, génétiquement, est armé pour ne pas céder un pouce de terrain.

Oui mais voilà, ce pauvre bestiau ne sait pas à qui il a à faire…

Il recule pas à pas tout en soufflant comme un bœuf musqué qui va se farcir une Poissard musclée de cent cinquante kilos; il la fixe comme un rivet puis, se tournant vers nous il nous fait un gros clin d'œil et se met à rigoler comme pour nous remercier de lui offrir un peu d'entrainement.

Jugeant que la distance est suffisante pour se détruire mutuellement, les deux antagonistes s'arrêtent, grattent le sol d'un pied vengeur et puis s'élancent dans un cri de mort hurlé par la plus musquée des deux : Bannnnzzzaaaaaaïïï !

Leur galop fait résonner le sol dièse; à défaut de prendre l'apéro, ils prennent de la vitesse et…

Et c'est à cet instant que ma Poissard prouve au reste du monde que la femme est l'avenir de l'homme : au lieu de foncer tête baissée vers son ultime coup de tête, la voilà qu'au dernier moment elle jette son bras gauche en balancier et, faisant un tête-à-queue, elle se retrouve tête à cul avec son destin. Sentant (sic) l'embrouille, le bœuf essaye bien de freiner mais, n'ayant pas de fers aux sabots et la force de l'énergie cinétique jouant contre lui, il est obligé de venir encastrer son nez musqué dans l'énorme arrière train qui se présente à lui. A ce moment là, ma championne serre les fesses et lui envoie son spécial gaz moutarde au vinaigre et à l'estragon…

Il a tenu à peine trente seconde ; pauvre rude bœuf : ah ! S'il avait été plus ferré…

Puis il s'est effondré comme les illusions des électeurs qui croient toutes les conneries de leur menteur éligible.

Sous les applaudissements de toute la gang bande et des chimpanzés morts de rire, ma libellule pose avec un pied sur le ventre du vaincu dont les quatre pattes en l'air font un halo de victoire à la mienne qui, les mains serrées au dessus de sa tête accepte humblement les hommages.

A la sortie, le gardien monoplace nous a même remboursé nos billets pour  nous remercier du pestacle.

Et c'est ma libellule qui a eu le mot de l'afin :

-        Afin qu'il n'y ait pas de controverse, je signale à l'assemblée que j'avais pas de culotte

-        Ah bon, c'est pour ça ! a eu juste le temps de chuchoter Courtecuisse avant de reprendre le sac à main de Djosette en pleine poire.  

Si vous sentez ce que je veux dire…

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commentaires

M
Si le baron prend la parole du taiseux, nous aurons droit à la langue de Molière ? Je me languis d'entendre ses paroles en vers ou en pieds de roi. Fasse que Poissard sorte ses galons d'or pour<br /> cette vision en hauteur. :-))))
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D
On est dans un Zoodart et puis au zoo il faut zouer et on zoo. Mais j'ai tristesse pour l'éléphante cocue car elle a pas toujours des défenses pour se défendre. Ma crainte la plus grande en ce 2<br /> janvier est que Cunégonde se frustre fortement par le comportement de Djozette envers son beau Courtecuisse. C'est le Baron qui doit l'envier de se faire traiter ainsi.
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A
<br /> <br /> Cet épisode était la version un peu glauque de l'évènement : Suite au réveillon trop arrosé, Poissard avait dû cauchemarder, mais vous aurez bientôt la version du baron Taiseux afin de vous faire<br /> une idée plus égalitaire.<br /> <br /> <br /> <br />
J
oh là ! ça se rappoche de chez moi je branche l'alarme et garde le téléphone à la main pour SOS, faudrait pas que cette engeance s'en prenne à mon homme !<br /> Kénavo
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A
<br /> <br /> Cet épisode était la version un peu glauque de l'évènement : Suite au réveillon trop arrosé, Poissard avait dû cauchemarder, mais vous aure bientôt la version du baron Taiseux afin de vous faire<br /> une idée plus égalitaire.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Hallucinante virée au zoo ! Aucune trompe, la gang bande se surpasse avec les chimpanzés. Un spectacle payant pour les Poissard. :-)) Des animausités réjouissantes à souhait ! Vive les Poissard !
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A
<br /> <br /> Cet épisode était la version un peu glauque de l'évènement : Suite au réveillon trop arrosé, Poissard avait dû cauchemarder, mais vous aurez bientôt la version du baron Taiseux afin de vous faire<br /> une idée plus égalitaire.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Oh, une excursion à Thoiry, cela faisait longtemps que je n'y étais pas allée, et en compagnie de la gang bande, c'est encore mieux ! Toutes proportions gardées, je trouve qu'ils se sont<br /> ralativement bien tenus, même s'ils ont fait le pestacle ! Les mastodontes et dignes habitants des lieux s'en souviendront, comme nous ! Merci pour ce bel épisode, bises !
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A
<br /> <br /> Cet épisode était la version un peu glauque de l'évènement : Suite au réveillon trop arrosé, Poissard avait dû cauchemarder, mais vous aurez bientôt la version du baron Taiseux afin de vous faire<br /> une idée plus égalitaire.<br /> <br /> <br /> <br />

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  • : Marcus Santner
  • : La fée Lée qui s'est penchée sur mon berceau avait un lumbago carabiné mais elle m'a appris que même n'étant pas le meilleur, on peut sourire du pire.Ainsi, l'humour des mots m'a pris très jeune et ne m'a jamais lâché.Pourvou qué ça doure.
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