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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:07

Voici ma version de la contre arnaque mais chacun peut avoir la sienne...

 

 

Je dois admettre que j'y ai passé la nuit dessus et j'en ai déduit qu'il n'y avait aucune solution directe car mon poteau Frédo ne pouvait pas attaquer ce Martin de face vu que l'autre se méfierait et il avait prouvé qu'il excellait en bidouillage. Non, il fallait contourner… Et la solution vint en dormant : il fallait que ce soit un tiers qui règle le problème ; et, en me regardant dans un miroir, je me trouve tout à coup une belle tronche de tiers.
Je vous passe les détails de la préparation de mon plan "récup arnaque" mais en gros il fallait que je fasse copain-copain avec Martin l'esbroufeur car je devais le tutoyer; vous pigerez l'importance à la fin.
Ca me prit quinze jours mais étant logé à l'hôtel aux frais de princesse Frédo, je n'ai aucune raison de précipiter. De plus cette région magnifique ne demandant qu'à être visitée, j'ai visité…
Puis vient le jour de la contre arnaque.
-        Salut Martin comment va? Je prends un air interrogateur et intéressé  
-        Très bien, merci me rétorque l'embrouilleur et futur pigeon
-        Dis-moi Martin, j'ai eu vent d'une histoire qui me dépasse un peu : paraîtrait que le père Genton vend son terrain du bord de la route de Joyeuses; ce terrain peut faire partie de la future ZI, d'où sa valeur future
-        Tu es au courant, toi ? Moi qui croyais que c'était confidentiel
-        Justement, j'ai surpris une conversation entre lui et Frédo Capion, le directeur de la banque, la BAD.  A ces mots, un petit éclair passe dans les yeux de Martin et j'ai l'impression qu'un coup foireux se mijote continue-je
-        Comment ça un coup foireux? Ses yeux se sont plissés jusqu'à n'être plus qu'une fente
-        Ben, je sais pas trop, mais d'après ce que j'ai compris, le père Genton veut vendre sans que son fils soit au courant et le Frédo serait d'accord pour avancer l'argent sans tambour ni trompette à un éventuel acheteur…  Ca me tenterait bien mais…
-        Mais ? reprend Martin au bout de quelques secondes : je sens le poisson intéressé par mon asticot car si Martin ne peut pas conclure lui-même cette affaire il est logiquement attiré par un gain substantiel dû à un prêt sans problème.  
-        Mais  il me manque un peu d'argent et je ne peux tout de même pas allez taper la BAD…
-        Combien ? Le poisson croque mon appât
-        Trop pour pouvoir rembourser tout de suite
-        Combien ? s'impatiente Martin
-        Heu… cinq mille euros
-        Quand pourras- tu rembourser ?
-        D'ici un an, pas avant, car j'aurais une rentrée en juillet 2012, tu pourrais me prêter, toi ? L'allusion à son incapacité de financement fait l'effet escompté : un peu vexé il m'annonce du tac au tac
-        Je te prête cinq mille et tu me rembourses six mille dans un an Martin me grimace un sourire tellement faux cul que ses yeux ressemblent à des crinolines.
-        Hein ? Ca va pas non ? Ca fait du vingt pour cent l'an, ça ! C'est du vol! Tu peux te les garder! m'insurge-je. Là, il faut que je vous explique : l'erreur serait d'accepter tout de suite car c'est inacceptable et ça mettrai la puce à l'oreille de mon filou
-        Tant pis, mais si tu changes d'avis, je suis à ta disposition…
Et ce n'est que le surlendemain, la tête basse et l'œil du vaincu dont le vain cœur saigne que je viens servilement accepter
-        Bon, OK pour ton offre car je n'ai rien trouvé de mieux murmure-je soumis
-        Je le savais bien ! Viens demain à onze heures au grand café de la foire et tu auras ton blé. Il est malin le gonze car il va me faire m'engager devant tout le microcosme du milieu forain…
Onze heure et cinq, le lendemain, le Martin plastronne un peu en m'annonçant devant la cantonade :
-        Voici cinq mille euros que je te prête pendant un an et que tu devras me rembourser le 12 juillet 2012, à la St Olivier selon nos conventions
L'enveloppe change de mains, nous topons et à mon tour je lui annonce solennellement " le 12 juillet 2012 je m'engage à te rendre ton dû" et je lui tends un papier ou j'ai écris :"Je soussigné Marcus déclare ce qui suit: a toi mon copain Albert Martin qui m'a prêté cinq mille euros, je devrais rembourser six mille euros ; je m'engage sur l'honneur à te rendre tondu le 12 juillet 2012. Fait à  etc.
Hé non, il n'y a pas de faute : j'ai bien dit et marqué "tondu" et non pas "ton dû" sur le papier de la contre arnaque mais comme j'ai une écriture large, Martin n'y a vu que du feu… le feu de la cupidité.
Il aurait remarqué la faute que j'aurais invoqué l'erreur d'orthographe bien excusable…
Je donne le complément d'information pour ceux qui n'ont pas envie de chercher : le 12 juillet 2012 je viendrai avec une tondeuse pour lui foutre la boule à zéro à ce con et il devra obtempérer car c'est un homme de parole qui s'y est engagé… 
Et surtout ne venez pas me dire que c'est tiré par les cheveux
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  • : Marcus Santner
  • : La fée Lée qui s'est penchée sur mon berceau avait un lumbago carabiné mais elle m'a appris que même n'étant pas le meilleur, on peut sourire du pire.Ainsi, l'humour des mots m'a pris très jeune et ne m'a jamais lâché.Pourvou qué ça doure.
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