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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 20:37

Les traitresses ! Les fenélones ! Les renégates ! Vous savez de qui je parle ? Ben des cousines du Québec accompagnées du taiseux mythique mi-toque.

Vous vous rappelez  que madame Poissard avait un peu chahuté un brave agent et que ça avait fini en baston générale ?

A peine sortis de la salle défaite qui avait servi de commissariat à la famille poulagat de Montpellier, notre Courtecuisse avait eu l'extrême bonté d'inviter toute l'équipe dans son beau bar "le café du commerce" et pour ce faire, nous avions appelé deux taxis pour nous emmener illico vers ce lieu noir où qu'il a sa morue  qui gère en attendant le retour de son maquereau de mari.

Dans notre taxi, on avait entassé Courtecuisse, Chaude-Oreille, la Tremblante, la Coupatrèfle madame Poissard et votre serviteur sur les sièges car la Sucedebout et Frappe-qu'un-coup avaient tenu à faire le voyage dans le coffre pour ne pas nous gêner, qu'ils ont dit…

Donc, Cunégonde, la Djosette, Darling et le Taiseux avaient pris un autre taxi, pour causer entre eux, et on a filé l'adresse au chauffeur pour qu'il emmène nos nouveaux cousins chez nous.

Nous, on arrive au bar du commerce sous les vivas de l'assemblée qui nous attendait et bien sûr, à la surprise générale de personne, Courtecuisse a gueulé "Tournée générale"

Ca faisait bien trois fois qu'il racontait l'échange de châtaignes avec la marée déchaussée, en faisant le geste de la tournée générale, quand… le téléphone sonne…

-        Allo, je voudrais parler à Poissard et qu'ça saute

Courtecuisse, pâle comme son lit vide quand sa femme se fait raccompagner par P'tit Louis, me roule des yeux perdus et me tend le combiné  

-        Je sais pas qui c'est, mais ça sent le roussi qu'il bégaye en bavant

-        Ah bon ? Tu sens les odeurs au téléphone toi, maintenant ? J'attrape l'objet de sa peur

-        Allo, voui ? Poissard à l'appareil, qui le demande ?

-        Arrête de faire ton intéressant, connard, ou il pourrait en cuire à tes cousines du Québec  et j'entends à l'arrière plan une voix qui gémit : Poissard ! ne nous abandonne pas, on t'aime

-        Alloooo ! hurle-je, quéque vous avez fait à nos copines ?

-        Pour le moment rien, bien qu'il y en est une qui ne demanderait que ça

-        Ouais, vous parlez de cette chaudasse de Cunégonde ? j'ai dit ça au hasard…

-        Suffit ! Ecoute moi bien, tronche d'ampoule, si tes amis et toi vous voulez les revoir tous vivants, prépare une rançon de quatre cent vingt euros et dix huit centimes, je te rappellerais pour te dire ou la mettre…

-        Heu… vous acceptez les billets de dix huit euros? Me hasarde-je,

-        Oui pourvus qu'ils soient usagés, me répond avec naïveté ce ballot candeur nature avant de raccrocher sèchement.

Toute la troupe attroupée autour de mézigue me presse de questions :

-        Qu'est-ce qui se passe ? Qui est-ce qui repasse ? Qui est ce rapace ?

-        Mes amis, dis-je avec solennité, l'heure est grave car nos cousines du Québec ainsi que P de la B de la C se sont faits raptés par des malfaisants qui les ont aussi enlevés

-        Hoooooo ! la stupeur se devine dans ce cri du chœur que me chante l'assemblée réunie autour de la huitième tournée de pastis (soit 51 X 8 = 408).

-        Combien ça va nous coûter ? demande ma Poissard qui sait compter, surtout sur les autres

-        Ben c'est ce qui est bizarre, pense-je tout haut

-        Vous avez dit bizarre ? me demande un client du bar, comme c'est bizarre…

-        Ils veulent quatre cent vingt euros et dix huit centimes,

-        Peuh, se dégoute ma Poissard, à peine le chiffre d'affaire du magasin, un jeudi de novembre, ils ne valent pas cher les québécois.

A cet instant, le téléphone se remet à sonner et Courtecuisse se remet à l'attraper, puis après l'avoir écouté, il se remet à me le passer en faisant ses gros yeux et s'assoit pour se remettre de ses émotions.

-        Allo, Poissard ? Ta bande et toi, vous avez réfléchi ?

-        Heu… on était en train, pourquoi c'est si pressé ?

-        Tu l'as dis, bouffi, écoute, on vous fait une promo de vingt pour cent si vous venez les chercher tout de suite.

Moi, vous me connaissez, quand je sens qu'on peut discuter le bout de gras, comme dirait ma libellule, j'embraye aussi sec :

-        Rencontrons-nous pour en parler, mes amis dis-je d'un ton tellement sympatoche que l'autre craque :

-        Pou-aaa-sssard, se met-il à pleurer tel une madeleine du théâtre de boulevard, on en peut plus… si vous les reprenez maintenant on est prêts à vous filer mille euros

-        Quinze cents et on en parle plus martelai-je avec l'autorité du winner

-        C'est bon, OK, OK, OK on vous les emmène dit-il d'un ton amène

Et à cet instant devinez ce qui se passe ? Vous donnez votre langue à lécher par le chat ?

Un type qui ressemble à Marcel Beliveau comme une goutte d'eau entre dans le bar du commerce et se met à gueuler avec un merveilleux accent canadien

-        Seurpréz !

Suivit par les cousines et leur taiseux qui rigolent comme des baleines après une partie de cache-cache à l'eau sur le St Laurent !

-        Ho les cons ! ne puis-je m'empêcher de philosopher en repensant à une phrase de Spinoza qui avait marché sur une crotte

-        Ha ben ça alors, hurle Courtecuisse, pour une surprise, c'est une surprise

-        Et une bonne renchérit Chaude-Oreille qui avait toujours un œil émoustillé sur la Darling qui se trémoussait le popotin en fredonnant "mon légionnaire"

Si je vous dis que Courtecuisse a remis une tournée et que sa femme à demandé à P'tit Louis de la raccompagner, vous me croyez ?

Il n'empêche que les cousines m'ont fait faire un sang d'encre de chine et si je retire les épithètes les qualifiant de renégates et de félonnes c'est que je les adore elles et leur taiseux mystérieux !

Je les adore, certes, certes, mais il se pourrait que je leur garde un chiot de ma chiotte, si vous voyez ce que je veux dire.

 

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commentaires

C
Sacré seurpréz, dommage que je n'ai pas la bande sonore pour me régaler des sonorités québécoises ! je ne regrette pas ma ballade! moment hilarant de lecture! quelle imagination! chloé
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A
<br /> <br /> Bonne ballade comme dirai les pendus De Villon.<br /> <br /> <br /> Merci d'être passée.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Sacrée soirée... comme aurait dit ...? Foucault sur la 2
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A
<br /> <br /> Merci de comparer nos Poissard à ce présentateur aussi sympa.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Bien l'bonjour ! Ouf tout est bien qui finit bien, merci beaucoup, Marcus, pour cet intermède haut en couleurs, odeurs et saveurs ! :-)))
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A
<br /> <br /> Et, d'après mes infos, c'est pas encore fini .<br /> <br /> <br /> <br />
J
On les adore ben oui... sont trop ! Bien amicalement, jill
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A
<br /> <br /> Trop ou encore pas assez ?<br /> <br /> <br /> <br />
J
quel pastis !la caméra cachée sévit rançon pour la came euh non pour les cousines...le chiot à venir va mordre à belles dents !
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A
<br /> <br /> Ce sera le "seurprèz"<br /> <br /> <br /> bec<br /> <br /> <br /> <br />

Présentation

  • : Marcus Santner
  • : La fée Lée qui s'est penchée sur mon berceau avait un lumbago carabiné mais elle m'a appris que même n'étant pas le meilleur, on peut sourire du pire.Ainsi, l'humour des mots m'a pris très jeune et ne m'a jamais lâché.Pourvou qué ça doure.
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