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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:58

Ben mes aïeux ! C'est beau le Canada mais madame Poissard, son débris de toubib et ma pomme, on était vachement joyce de rentrer au pays.

Pourtant c'était pas vraiment le Canada : c'était le Québec libre et les gens, là bas, sont assez symphatoches même si on entrave pas bien ce qu'ils racontent. Ils te font croire que le bison c'est un bœuf mais moi j'ai vu les castagnettes qui leur pendaient entre les guiboles et ça n'a rien à voir avec celles des bœufs qui, comme vous ne l'ignorez pas, sont les eunuques de la famille.

Bref, nous voici dans l'avion qui s'est posé pour nous à Jean-Lesage cause qu'on avait raté le PET direct Paris (pour les ceusses qui l'ignorent, PET ça veut dire Pierre Elliot Trudeau du nom de l'aréoport du même nom).

D'entrée, une mémère m'a branché et, avec son beau parler difficile à décrypter, elle m'a raconté des tas de choses sur un château qui aurait eu six rois d'affilé, d'une cousine à elle aussi gro… aussi charmante que ma Poissard et m'a affirmé que le Québec était au Canada. C'est là que j'ai compris qu'elle décoconnait un peu. A moins qu'elle soit une de ces farceuses qui te font l'humour à froid sans préliminaires ?

Juste après, nous avons eu droit à un festival de jets de la part de ma chère épouse qui, comme d'hab, s'était empiffrée de merdasses avant de prendre l'avion. Heureusement, ce bon docteur a fait ce qu'il fallait pour stopper les émissions de ma libellule.

Là où j'ai eu le trouillomètre à zéro, c'est quand le rideau séparant les classes s'est entr'ouvert : figurez vous qu'il y avait deux terroristes qui devaient certainement préparer un attentat.

L'un avait un blanc à la place d'une moustache très récemment rasée et l'autre s'était enroulé la tronche avec un chat d'or qui miaulait pas…

Si le gonze venait de se raser la moustache c'était sûrement pour pas ressembler à ses collègues qui avaient piloté les avions du 11 septembre.  Et à voir leurs gestes, ils en avaient après un passager de notre classe.

Ensuite le gonze enveloppé dans le chat d'or est allé aux toilettes et il est revenu déguisé en femme!

C'en était trop: c'est là que j'ai pris la décision de sauver l'avion, ses passagers et moi aussi par la même occase.

Me faufilant entre les sièges, tel un iroquois rusé comme un sioux, j'arrive à gagner, en douce, le recoin des hôtes et des hôtesses; ils sont en train de discuter de la pluie et du mauvais temps.

-        Mes amis, leur dis-je en chuchotant, gardez votre calme et écoutez moi attentivement; nous avons un faux couple de terroristes à bord…

-        Hein ? Quoi ? Les tronches de tout ce petit monde vire à un blanc qui me rappelle ces petites maisons du fond de l'Espagne. Ne nous affolons pas, qu'avez-vous de prévu dans note cas?

-        Euh… nous on saute en parachute !

-        Mais ca va pas la tête ? Et votre devoir envers vos passagers ? M'insurge-je

-        Ecoutez monsieur, comme vous racontez des âneries, nous on vous répond pareil, on est quitte.

-        Mais… mais… enfin, qui vous dit que ce ne sont pas des terroristes?

-        Ben, on leur a demandé, me répond l'hôte en rigolant.

-        Vous vous foutez de moi, hein? C'est la caméra cachée, hein? Et moi, j'ai marché! Hurle-je.

-        Mais non, mon bon monsieur, mais depuis deux mois, nous avons une machine anti terroristes qui lit dans le cerveau et comme ça, nous savons ce que peuvent penser les passager en temps réel. Tenez par exemple, je suis sûr que le docteur de votre femme n'est pas que son docteur…

-        Hein ? qu'insinuez-vous par là?

-        Ho, par là, moi je n'insinue pas grand chose, si vous voyez ce que je veux dire, me répond-il avec un sourire narquois au bord des lèvres. Allez, monsieur Poissard, retournez à vote place: nous maîtrisons la situation.

Abasourdis par cette vérité qui me taraudait depuis longtemps, terrassé par ses conséquences, tout en regagnant ma place, je me dis qu'à toute chose malheur est bon: je ne payerai plus les visites chez cet empaffé de docteur.

Heureusement, l'avion atterri, sous les applaudissements des passagers sauf du docteur : il est encore entrain de faire des impositions de mains sur les nibards à madame Poissard, ma femme.

Enfin libres nous allions partir quand ma voisine québécoise me fait un scandale au sujet d'une valise que j'aurais soi-disant voulu lui chouraver ??? J'ai bien essayé d'expliquer à la jobastre que c'était juste la curiosité qui m'avait poussé : c'était bien la première fois de ma vie que je voyais une valise avec une queue de ragondin ou de raton hâbleur.

Si vous voyez ce que je veux dire...

 

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commentaires

A
J'ai l'impression que Poissard n'a pas les yeux dans sa poche et qu'il ferait un fin détective !<br /> j'aime bien ces tribulations
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A
<br /> <br /> Aimer, c'est commencer à pardonner.<br /> <br /> <br /> C'est pour ça qu'il y aura d'autre épisodes encore plus déjantés<br /> <br /> <br /> Merci de ton passage<br /> <br /> <br /> <br />
L
Ah ? C'est vrai que cet homme-là ne doit pas connaître le verbe baisser. Depuis le temps qu'on parle de lui, je le croyais plus vieux qu'il n'est, je suis allée me renseigner sur Wikipedia.<br /> Etonnant personnage, qui parle aussi, eh oui, et meme quatre langues.
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A
<br /> <br /> Dont la dure langue de bois....<br /> <br /> <br /> <br />
L
Certaines oseraient ... accrocher un tel trophée à leur valise ? Ce Rocco serait donc toujours ... armé, pas prêt à baisser la garde ?
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A
<br /> <br /> quanc tu dis "baisser' tu ne mettrais pas un S de trop ?<br /> <br /> <br /> <br />
L
Le raton hâbleur se fait donc avoir, comme le corbeau par le renard ? Depuis les mésaventures de leurs compères, m'est avis que beaucoup d'entre eux se disent : "gare à ta queue" et ils prennent le<br /> large ...
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A
<br /> <br /> Et Rocco le premier =))<br /> <br /> <br /> <br />
M
:-)) Faut pas confondre avec le bouillon d'onze heures !
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A
<br /> <br /> Ou l'apéro de midi<br /> <br /> <br /> <br />

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  • : Marcus Santner
  • : La fée Lée qui s'est penchée sur mon berceau avait un lumbago carabiné mais elle m'a appris que même n'étant pas le meilleur, on peut sourire du pire.Ainsi, l'humour des mots m'a pris très jeune et ne m'a jamais lâché.Pourvou qué ça doure.
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