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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:57

 

 

Ah là là là là là là….

Si vous avez lu les comptes rendus de situation qu'ont fait les cousines, vous devez savoir que la l'ambiance dans le TGV Paris-méditerranée voiture 43, est pratiquement proche de l'émeute.

Entre la Djosette qui me drague comme une chaudasse, la Darling qui en pince pour le moustachu imberbe, ma moitié et demi qui renaude qu'on veut lui piquer SON Poissard, Cunégonde et Courtecuisse qui voient le monde en marche dans leurs yeux réciproques, la Suce-debout, privée de croque-monsieur qui s'explose la guibole et Frappe-qu'un-coup, dépité, qui nous fait le coup du "retenez moi ou j'me bouzille", moi j'ai l'impression que c'est le train de l'amuuuur !

Grosso moto on pourrait se croire dans une maison Claude, vous savez la ou qu'il y a des kinésithéraputes qui massent sexy et la patronne qui amasse le grisbi.

Oui, mais voilà, on est encore loin de la franche sollicitude amicale des poètes de la pléiade et ce qui devait arriver, arriva.

Le contrôleur, un empaffé de la pire espèce, à demandé à la famille poulagat de nous attendre à l'arrivée de Montpellier pour cause de barouf excessif mettant en danger la réputation de la SNCF.

Et évidemment, qui c'est-y qui est nominé pour être élu meneur de box de bande organisée ? Mézigue, bien sûr et c'est ainsi que je me retrouve avec mes menottes menottées dès que je mets les pieds sur le quai de la gare St Roch de Montpellier la languedocienne puis direction le commissariat général qui, provisoirement avait été déménagé à la salle des fêtes de quartier vu qu'après une bagarre sans quartier il était devenu une salle défaite.

Heureusement pour moi, la bande, MA bande, piste le fourgon des flics pour venir me soutenir et l'entré dans l'hôtel flicard restera dans les annales des hétéros et les anales des autres… ben oui, même dans la police certains ont la peau lisse au cul.

Ma Poissard suivie de la troupe bouscule le planton et fait son entrée là où chacun rêve de sortir : le hall d'accueil rempli de braves fonctionnaires du ministère de l'intérieur qui se frottent les mains à chaque fois que quelqu'un entre; "hé hé se disent-ils, l'est pas près de ressortir, le client"

Seulement cette fois, derrière un gros doigt boudiné prolongé par une sorte de furie furieuse, le fonctionnaire délégué à l'accueil des patients entend ces mots fous :

-        Dis donc, loufiat, je veux voir le dirlo et fissa !

-        Qué… que … quoi… 

-        T'es sourd ou tu te branles en cachette ? 

-        Mais…mame… vous n'avez pas le droit !

-        Et ta sœur ? Si j'ai pas le droit, je prends le gauche ! Bon, y vient ce dirlo ou je vais le chopper par la peau des rouleaux ?

Quelque peu décontenancé par tant d'assurance incendiaire, le gars plisse ses yeux rusé puis, d'un seul coup d'un seul, il croit avoir trouvé la parade :

-        Vos papiers   et qu'ça saute !

Le malheureux : contredire ma libellule dans son élan… les seuls trucs qui aient sautés, ce sont deux de ses incisives plus une canine et un petit bout de sa lèvre, au gugusse. Il faut bien dire que dans le sac à main de ma gro… de ma femme, y'a toujours un fer à repasser; "en cas de cas" comme elle dit. Et le sac à ma gro… ma femme, il l'a pris en pleine poire, le gonze.

Oui, mais voilà, la solidarité inter syndicale de la police n'est pas un vain mot et, à peine avait-il recraché ses chicots que le nouveau "bouche-de-vieille" se met à gueuler :

-        A moi la Franfe on m'affaffine !

Et moins de cinq secondes plus tard, une quinzaine d'uniformes de héros de l'Hérault, sautent courageusement sur l'échine de madame Poissard, ma femme.

-        Hé hé, les gars, vous savez pas compter !… Courtecuisse, d'un geste conquérant, entraine son équipe de six étranges cavaliers en intervention de défense des droits de l'homme qui, en l'occurrence, sont les droits de ma femme.

Fouille ouille ouille ; Ce fut un massacre : des yeux se sont fermés à jamais, des pavillons ont dressé l'oreille pour écouter les marteaux  frapper leur enclume, des cuirs échevelés ont joué à "chauve qui peut" et des nez évasés ont senti l'odeur de la châtaigne swinguée.

Un massacre, vous dis-je; même les grognards de Napoléon n'avaient pas connu un Waterloo pareil.

Du coup, nos pauvres policiers devront se trouver une autre salle des fêtes, mais à Montpellier l'associative, y'a autant de salles des fêtes que de vice présidents au conseil général…

C'est là que le taiseux, vous savez le moustachu sans moustache, a fait preuve d'une diplomatie digne d'un diplomate diplômé : il est allé toquer à une porte ou qu'il y avait marqué "commissaire divisionnaire" et n'entendant pas "entrez" il est entré; bon, il a fallut aller chercher le colonel commissaire sous son bureau, mais la palabre à commencé entre nos deux plénipotentiaires et une demi heure plus tard, nous étions tous dehors, libre comme l'air et l'air de ne pas y croire.

-        Ben dites moi… comment que vous avez fait pour convaincre le divisionnaire de nous relâcher? Ma poissard n'en revient pas et tout le reste de l'équipe l'accompagne.

-        C'est simple explique simplement ce brave homme, je lui ai proposé un marché : s'il trouvait ma charade, je lui donnais mille euros et s'il ne la trouvait pas, il nous libérait tous

-        Mais… quelle charade ? demande la Djosette en se massant discrètement entre les deux gros orteils

-        Allons nous rafraichir dans un estaminet et je vous la pose" in petto" nous dit-il en latin car il connaissait bien ce patois romain.

-        Putain, y parle bien le gonze… c'est pour ça qu'y disait rien ?

 Courtecuisse est quelque peu ébranlé et c'est pas sexuel…Nous allons donc tous dans un bar et, après avoir commandé du champ' nous écoutons le texte de notre levée d'écrou

-        Mon premier est un assassin

-        Mon second est un assassin

-        Mon troisième rit bêtement

-        Mon quatrième n'est pas rapide

-        Mon tout est un écrivain français qui a écrit "les misérables"

-        Victor Hugo! se met à gueuler la Coupatrèfle qui en plus d'avoir des morbacs, a de la culture.

-        Oui, rigole P de la B de la C, mais pourquoi? et devant le grand silence de nos ignorances admiratives, il explique :

-        Mon premier est un assassin: Vic parce que Vic tue aille

-        Mon second est un assassin: Tor parce que tort tue

-        Mon troisième rit bêtement: Hu parce que Hu ricane

-        Mon quatrième n'est pas rapide : Go parce que go est lent

-        Mon tout est un écrivain français qui a écrit "les misérables" donc Victor Hugo

Sous les applaudissements respectueux de l'assemblée, équipe et clientèle du bistrot comprise.

-        Mais se hasarde Darling, de plus en plus amoureuse de l'énigmatique personnage, vous aviez mille euros en liquide ?

-        Heu non…

-        Mais vous n'ignorez pas qu'un divisionnaire ne peut pas prendre de chèque pour service anormalement rendu ?

-        Non, mais je n'ai pas de chéquier, non plus.

-        Alors, si vous aviez perdu, vous ne pouviez pas le payer ?

-        Hey, Baby, c'est ça le poker : lui, il ne le savait pas… rétorque humblement notre héros, nouveau roi de l'Hérault.

-        Bon, c'est pas tout ça, mais nous sommes attendus à mon bistrot, à Ganges. Alors, je vous propose qu'on prenne deux taxis et, pour les payer, on leur refait le coup de Victor Hugo !

Ah, y'a pas : il apprend vite notre Courtecuisse.

Si vous voyez ce que je veux dire…

 

 

 

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commentaires

D
Un à zéro pour qui ?
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A
<br /> <br /> Ben pour toi : le z'héros c'est Courtecuisse...<br /> <br /> <br /> <br />
D
Ça faisait plutôt Et Rot Quoi. Héreaultquoi. Héroquoi. Iroquois.
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A
<br /> <br /> Haaaaaaa ! J'étais à côté du truc ! Pour que mon pauvre esprit comprenne à coup sûr, tu pouvais me dire : mon premier est un éclat de rir (hi) Comme quoi, il existe une différence entre ce quon<br /> croit comprendre et ce qu'on comprend.... Bravo 1 à 0<br /> <br /> <br /> Bizzzz<br /> <br /> <br /> <br />
L
Ha ha, moi je pensais à QUE - BEC - QUOI? mais je ne comprenais pas bien le lien du premier ... normal, ce n'était pas ça !
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A
<br /> <br /> La famille Poissard déteint sur nos logiques....<br /> <br /> <br /> <br />
D
Si Coupatrèfle trouve pas la réponse, malgré sa culture, Cuisse va chercher ailleur parce qu'il est pas mal questionneux. Voici la réponse:<br /> <br /> HÉREAULT-QUOIS<br /> <br /> Lien : ET<br /> Communication orale : ROT<br /> Point d’interrogation qui demande réponse : QUOI ?<br /> <br /> HÉREAULT-QUOIS<br /> <br /> Mon tout est un honneur à donner à P de la C de la B. C’est le premier HÉROS ! QUOIS ! qui peut sortir de tôle nos amis Gangeois, en créant une telle entourloupette faite à la Marcus.
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A
<br /> <br /> Sauf que Courtecuisse ne connait pas "héraultquois" car chez nous aut' on dit plutot héraultais. pour les habitants de l'Hérault. Mais il n'a aucune tolérance en ce qui concerne la langue<br /> française qu'il parle, d' ailleurs,  parfaitement accadémique. Mais il est vrai que le taiseux est un héros, quoi...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
D
Petite charade pour monsieur P de la C de la B : le héros du jour:<br /> <br /> Mon premier est un lien.<br /> Mon deuxième est une communication orale.<br /> Mon troisième est un point d'interrogation qui demande une réponse.<br /> Mon tout est un honneur pour vous.
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A
<br /> <br /> J'en ai parlé à Courtecuisse qui doit demander son avis à la Coupatrèfle. J'attends les retours mais j'avoue que ça m'a l'air corsé.<br /> <br /> <br /> <br />

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  • : Marcus Santner
  • : La fée Lée qui s'est penchée sur mon berceau avait un lumbago carabiné mais elle m'a appris que même n'étant pas le meilleur, on peut sourire du pire.Ainsi, l'humour des mots m'a pris très jeune et ne m'a jamais lâché.Pourvou qué ça doure.
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